Passerelle

Les habitants de la rue Docteur Lavalle ont eu envie, en se rassemblant, d’impulser une vie de quartier ouverte à ses habitants, ses acteurs socio-culturels et économiques en proposant une journée de rencontre “La rue Docteur Lavalle, une voie de pas sages”.

En effet, au départ, plusieurs voisins, discutant de manière informelle sur le trottoir, se sont retrouvés chez les uns et chez les autres pour pouvoir poursuivre leurs conversations et ont ressenti le besoin de se rencontrer aussi dans l’espace de la rue, laquelle habituellement dédiée aux voitures nous divise au lieu de nous rassembler.

C’est pourquoi le temps d’un dimanche après midi, nous nous sommes réappropriés l’espace de la rue.

Le cadre définit pour cette journée du 15 mai était “faire avec ce que l’on a” en cohérence avec notre démarche principale  :

•les initiatives émergent des habitants, et sont réalisées, encadrées, menées par les habitants,

•faire avec ce dont on dispose en ressources humaines et idées créatives,

•encourager la convivialité, l’échange, l’entraide.

Une journée revendiquée non comme une simple fête mais comme un geste artistique et social assumé dont l’objectif était de tisser des interactions créatives ouvertes sur le quartier pour qu’il devienne un quartier vivant, innovant.

Ainsi le quartier et ses habitants engagés dans cette dynamique développeront une nouvelle urbanité, c’est à dire une nouvelle façon de vivre et de définir la ville au travers de l’art contemporain.

Cet évènement était soutenu par le collectif “mais pas uniquement” créé en janvier. Le collectif composé de gens ordinaires, mais pas uniquement, s’intéresse à tout ce qui a trait à la signature humaine et s’envisage catalyseur d’initiatives locales , connecteur d’idées favorisant les actions de proximité.

Pour ce faire, chacun était ainsi invité à manifester sa “présence d’habitant”, à choisir sa manière de se rendre visible aux gens de passage, aux voisins.

La passerelle en bambou et le décor des façades proposées comme gestes artistiques  rendent compte de notre “présence d’habitant” .

Les photos sont à voir comme une mise en lumière de nos singularités au sein d’une action collective.

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