Les Balades Colorées de l’atelier, édition 2015

Balades Colorées 2015 font naturellement suite à celles de 2009 et 2011.

En 2009, à travers une exposition de triptyques sur le thème « passé-présent-futur » nous nous demandions comment situer notre activité de peintre dans nos parcours personnels.

En 2011, avec une « invitation à s’asseoir », nous nous demandions à quoi sert l’art dans nos cadres de vies.

En 2015, avec une exposition « hirondelles de village », nous nous demandons comment parler de ce qui nous rassemble à l’atelier, et comment proposer une rencontre.

Pour cela nous avons adjoint à cette exposition la mise en œuvre d’une installation artistique extérieure et éphémère, à parcourir : «  parterre de toiles étoilées » dans laquelle l’accent est mis sur l’expérience à faire par les visiteurs : à chacun de chercher son entrée, d’aller au cœur, de baisser la tête pour découvrir une ronde de tableaux, de s’intéresser aux plantes couvrant le sol, de chercher celles qui sont tinctoriales, de sentir le sol recouvert de chutes d’écorces et de pierre de laves puis de lever les yeux pour regarder une trentaine de peintures-mobiles dansant au gré du vent, tout simplement.

Fruit de trois années de travail personnel et de conception collective en même temps, dans l’atelier et de trois jours de construction, chacun selon sa mesure, cette œuvre s’est déployée et repliée le 20 juin 2015, puis redéployée et totalement démontée le 21 juin par les membres de l’atelier.

A propos de l’atelier :
L’atelier fréquentés par 33 peintres, vit depuis 16 ans ses séances hebdomadaires les lundis matin, jeudis matin et vendredis après-midi et deux journées continues par mois.
Les séances d’atelier ont lieu au centre culturel Carnot d’Is-sur-Tille.

Contact : Catherine Besnard
catherinebesnard.dijon@gmail.com
L’atelier travaille déjà à sa prochaine édition des « Balades Colorées 2018 ».

 

 

Œuvre éphémère « Parterre de toiles étoilées »

20 juin 2015

C’est pour aujourd’hui.
Le vent souffle fort. Les arbres secouent leurs branches.
Les toiles qu’on étale sur la pelouse déplacent l’air.
C’est commencé.
Seule la promesse de voir scintiller un parterre coloré, étoilé sous le soleil, sonne le signal.
Dressés, tels des arbres, les portants bras ouverts, s’apprêtent à tenir bon.
Des pots de plantes arbustives et tinctoriales cherchent place et orientation appropriées.
Plutôt de ce côté?
Ici ?
Tourné par-là ?
Est-ce mieux dans ce sens ?
Les yeux travaillent afin d’accorder ce qui se présente.
Personne ne sait dire depuis combien de temps, des pots et des pots sont manipulés, des sacs et des sacs vidés, des tableaux et des tableaux accrochés.
Cela fonctionne-t-il par rapport aux peintures, aux arbres, aux autres plantes, au vent, aux allées, à nos yeux, au soleil, à notre soif ?
Celles qui, courbées telles des « glaneuses » tapissent les allées de « mulch » et « puzzolane » s’arrêtent de temps en temps et jettent quelques coups d’œil pour ajuster les contours à l’ensemble, dans l’attente de l’éclosion.
C’est pour maintenant.
Notre rosace s’allume sous l’effet des cent cinquante plantes en pots jouant de concert avec les vingt-quatre peintures se balançant aux fenêtres des portiques.
Debout, nous accueillons la naissance de ce parterre auquel rien ne manque.
Il tombe quelques gouttes du ciel.
La balade colorée s’ouvre.
Les grandes toiles au sol nous appellent.
Les uns derrière les autres, nous circulons entre stabilité et instabilité mais plutôt avec sensation de