Peintures et sculptures

 

Art et Science 2008

Résidence au Couvent de la Tourette

Les photos de notre résidence au couvent dominicain de La Tourette, imaginé par Le Corbusier du samedi 18 au jeudi 23 décembre 2010.

Résidence à Cantercel 2010

Il fait très beau, c’est le plein été.

Je m’installe sous l’arbre de la « maison ronde » de Cantercel.

Son tronc, très lisse, se dresse au centre de la maison déployant un large branchage comme celui d’un parasol. Il forme à la fois la charpente intérieure et la couverture extérieure de cette maison expérimentale d’un coin du Larzac.

Le soleil dessine des étoiles sur mon papier à dessin. Je pense que le soleil est une étoile et je dessine un cercle avec plein de rayons.

Mes dessins me font penser à des nids, des nids vides.

A force de les considérer,

je me demande s’ils ne seraient pas remplis?

Je dessine des cercles et des cercles,

des boucles et des boucles.

Je suis obligée de sortir du cercle des choses.

Je ne dois plus être si forte.

J’ai fait le choix d’aller là où je n’ai pas l’habitude.

Je suis convaincue de devoir cesser de refuser d’utiliser mes pieds,

mes jambes,

mon corps pour avancer.

Je dois cesser de savoir où je vais.

Je dois cesser d’être propriétaire de mes convictions.

Je dois ouvrir ma route,

être dans l’accueil.

Je ne peux pas être venue ici pour m’extraire.

Une retraite n’est pas se retirer du monde, c’est aller l’explorer.

Je suis venue si loin,

sortir de mes habitudes,

m’isoler pour avoir de la place et faire de la place.

Je dessine des petits nids de brindilles.

Je fais mon nid sous l’arbre.

Tout part du sol,

j’en ai la conviction.

Je marche au son des pas qui résonnent sur le sol.

C’est moi que j’entends résonner de l’intérieur.

Je m’étonne d’entendre avec bienveillance ma respiration.

Au fil des jours mes dessins de nids me sourient.

Ils ressemblent à des bonhommes-tétards,

leurs innombrables bras se serrant les uns contre les autres,

timidement.

Parfois leurs bras s’emmêlent maladroitement.

Ils essaient d’apprendre à nager sur terre pour prendre leur envol.

 

Le lendemain, samedi, jour d’ouverture de la maison ronde au public, je ne me surprends pas à dire aux visiteurs, qu’à vivre ici depuis huit jours je constate vraiment que la « La maison ronde » respire l’écologie expérimentale.

Le retour sonne le moment d’exploiter cette semaine de résidence artistique. Je ne parviens pas à me dégager de la présence fortifiante de la charpente en forme d’arbre qui m’a appris à vivre sans autre couverture que la sienne. J’ouvre mon carton à dessin et regarde mes nombreuses feuilles couvertes de petits nids aux branchages hérissés.

Je dois imaginer une installation pour la salle des fêtes d’un village de Bourgogne.

 

Pour « Balades colorées 2011» je crée « Invitation à s’asseoir », une arborescence de 16 poutres de section 18X18, s’élevant dans les poutres apparentes de la charpente de la salle de Salives.

« L’installation ressemble à un vaste tipi à parois ouvertes. Les visiteurs entrent, traversent, parcourent, s’assoient sur les poutres comme on s’installe sur les branches d’un arbre dans lequel on vient de monter. Serrés les uns contre les autres, chacun à sa façon, je pense ressentir ce qui nous rassemble véritablement, la communauté humaine. Je regarde le ciel et j’aperçois un banc d’hirondelles rassemblées, toutes serrés les unes contre les autres sur un fil ».


 

« table ouverte »

Après 25 ans de création artistique, d’intérêt pour le processus de création, d’accompagnement individuel et d’animation d’atelier, je ressens comme un nécessaire en soi, l’échange, l’envie de faire ensemble favorisant une société habitée.

Dans cet esprit, des « tables ouvertes » sont organisées dans l’atelier et ce qu’il s’y passe est inventé par ceux qui viennent. Manger ensemble, se rencontrer en sont le socle. Un geste artistique qui s’envisage par l’existence d’une présence d’artiste qui l’initie. La performance se déroule dans mon espace de création et ce sont les participants qui donnent forme au vécu. Continuer la lecture

Passerelle

Les habitants de la rue Docteur Lavalle ont eu envie, en se rassemblant, d’impulser une vie de quartier ouverte à ses habitants, ses acteurs socio-culturels et économiques en proposant une journée de rencontre “La rue Docteur Lavalle, une voie de pas sages”.

En effet, au départ, plusieurs voisins, discutant de manière informelle sur le trottoir, se sont retrouvés chez les uns et chez les autres pour pouvoir poursuivre leurs conversations et ont ressenti le besoin de se rencontrer aussi dans l’espace de la rue, laquelle habituellement dédiée aux voitures nous divise au lieu de nous rassembler.

C’est pourquoi le temps d’un dimanche après midi, nous nous sommes réappropriés l’espace de la rue.

Le cadre définit pour cette journée du 15 mai était “faire avec ce que l’on a” en cohérence avec notre démarche principale  :

•les initiatives émergent des habitants, et sont réalisées, encadrées, menées par les habitants,

•faire avec ce dont on dispose en ressources humaines et idées créatives,

•encourager la convivialité, l’échange, l’entraide.

Une journée revendiquée non comme une simple fête mais comme un geste artistique et social assumé dont l’objectif était de tisser des interactions créatives ouvertes sur le quartier pour qu’il devienne un quartier vivant, innovant. Continuer la lecture

« Table ouverte », faire de la plasticité un verbe

« table ouverte #7 »

Une vidéo à regarder!! cliquez dessous sur Road-movie

Table Ouverte #7 – Road-movie

La septième “table ouverte” s’est tenue les mardi 13 et mercredi 14 décembre 2011. Ceux qui sont venus ont fabriqué, inventé, cuisiné, imaginé, partagé, dessiné, déclamé, mangé, planté, chanté, collé etc.

Bernard se promet de revenir pour faire un saladier, plutôt une bassine, mieux une cuve de colle avec des kilos de farine et plein de sucre